vendredi 27 avril 2007

Les Francouvertes 2007

Jeudi 26 Avril 2007, Club Soda, la finale des Francouvertes. Trois groupes s’affrontaient pour des bourses, des spectacles à divers festivals (Rideau, Francofolies…) et surtout, du temps d’enregistrement au studio de Radio Can., l’impression de 1000 disques et de 1000 pochettes.

Le concours a commencé avec 75 groupes et artistes de la musique francophone pour se terminer Jeudi soir avec Émilie Proulx (chansonnière accompagnée d’un band), Mimosa (ce que j’appelle du rock frou frou) et Deya (reggae). Les trois performances étaient bien sur dignes d’une finale, peux importe les goûts de chacun, mais le public et surtout les juges (Jim Corcoran, Arianne Moffatt…) devaient décider d’un grand gagnant.

A la fin de la soirée, j’avais un étrange sentiment de déjà-vu : quelques années auparavant, un ami me trainât aux quarts de finale des Francovouertes pour voir des amis a lui… Karkwa. J’ai tout de suite aimé et j’ai décidé de les encourager jusqu’à la finale. Le soir de cette grande finale, Karkwa remportait de loin la meilleur performance musicale… mais ils se retrouvèrent en 3ème place derrière un groupe hip-hop (Kulcha connections, loin d’être mauvais) et Karlof Orchestra (copie conforme de Jean Leloup… mais en moins bon). Jeudi soir je suis sorti du Club Soda avec ce même sentiment de déception : pourquoi les juges encouragent-ils ce qui est déjà mainstream au lieu de propulser des groupes originaux ?!
D’après moi, le choix était plus basé sur le style de musique (vendeur ou pas) que la qualité même de la musique. Mes grands favoris de cette édition des Francouvertes étaient de loin Deya. C’est facile faire du reggae, mais c’est difficile de faire du bon reggae. Et Deya fait un excellent reggae. Le chanteur avait une excellente présence et un lien super avec le public. Ces choristes et lui nous enchantaient avec leur mélodies et tout ça supporté par de très bons musiciens. On a même eu droit à quelques nouveaux solos pour la finale, ce que j’ai bien apprécié.

Dites-moi qui d’autre fait du reggae francophone à Montréal ?
Et si Naive fait une musique qui est aussi unique au Quebec, est-ce qu’il faudrait les ralentir aussi ?

A cause de ca, j’ai toujours cru que les juges les plus importants sont le public, les gens qui viennent aux spectacles, qui achètent les CD, les t-shirts, les casquettes et surtout qui visitent les sites web pour écouter des chansons et laisser des commentaires. Regarder maintenant ce qu’est devenu Karkwa (bravo les gars !)…

Alors merci à vous !!

Raymond

dimanche 15 avril 2007

Réflexions - À la recherche du beau

Le fait de passer de l’anglais au français représente un défi stimulant et complexe pour nous. Nous devons en quelque sorte réapprendre à écrire et à chanter.

Je crois que la raison pour laquelle nous avons mis du temps à concrétiser ce désir d'écrire en français était la crainte de ne pas atteindre nos idéaux. La crainte éternelle de l’artiste qui a peur de ne pas être à la hauteur. Mais bon, il faut savoir plonger… et nous plongeons.

Pour nous, plonger c’est tenter de trouver ce qu’il y a de plus beau dans la musique, dans les mots, dans les idées. La musique et les mots transportent nos idées, quelles qu’elles soient. À nous de les rendre belles.

Elle n’a pas de langue, la musique. Ou elle n’en a qu’une seule. Un langage qui s’adapte selon les textes, les sons et les intentions qui nous habitent.

La recherche du beau. C’est pour moi une quête personnelle. Mais le beau, c’est quoi? La musique est-t-elle belle d’elle-même ou devient-elle belle une fois qu’elle nous a traversé? La beauté dans tout ça est probablement le cheminement que fait toute création.

Je me pose souvent des questions sur les motifs qui peuvent nous pousser à vouloir créer, tenter de renouveler ou de partager nos visions. J'imagine que c'est le besoin de faire rêver. Ou de tenter de rendre la vie quotidienne un peu plus grande. Tout un défi !!!

J’espère sincèrement que vous aimerez ce que NAIVE aura pour vous. Nous vous en donnerons beaucoup, c'est promis!

Laurent

samedi 14 avril 2007

Placebo au Métropolis (Samedi 7 Avril)

Les influences musiquales de chaque membre de Naive diffèrent beaucoup. Mais s’il y a un point en commun dans nos goûts musicaux et s’il y a un son auquel les critiques et les fans associent Naive, c’est bien Placebo.

Samedi le 7 Avril, le Métropolis acceuillait Placebo en tournée promotionnelle pour leur nouvel album Meds. Il n’était donc pas surprenant de nous retrouver au concert pour apprécier le spectacle.

Ce soir là, le groupe anglais a livré en majorité les chansons de leur nouvel album Meds, un album que je n’ai pas particulièrement aimé, certainement pas après Sleeping with Ghosts, qui présentait (d’après moi...) Placebo à leur meilleur.

Le début du spectacle semblait difficile pour le groupe qui ne faisait que livré ses chansons, ni plus ni moins. Des problèmes techniques samblaient déranger et distraire les membres du groupes qui n’intéragissaient que très peu avec la foule.
Néamoins, une fois les problèmes réglés, le groupe à réussi a retrouver de l’énergie et livrer un spectacle divertissant et entraînant. Nous avons même eu droit à une interprétation de Running up that Hill de Kate Bush!

Bref, la formation reviens à Montréal au mois de septembre pour le festival Osheaga. Nous espéront que cette fois-ci aucun problème technique ne se présentera et nous vous suggéront fortement d’aller voir le spectacle.

Raymond

vendredi 13 avril 2007

L'Industrie musicale et les groupes

Étant très impliqué dans le milieu de l'industrie musicale je vais donc blogger sur la nouvelle réalité de l'industrie du disque et de la musique.

Avec l'avènement du web, l'industrie du disque(CD) en a prit un bon coup. L'accessibilité des logiciels d'enregistrement musical a donné lieu à la mise en marché de nombreux produit musical sans nécessairement diluer le talent (quoi que...). L'argent, plutôt, de grosses sommes d'argent, ne sont plus nécessaire aujourd'hui pour faire une bonne mise en marché d'un produit musical. Oui, on veut toujours pousser les radios-diffuseurs à faire jouer notre musique, on veut toujours avoir des espaces publicitaires importants tant dans les journaux, en affichage sauvage qu'en magasin. Mais avec le web et les nouveaux sites tels: MySpace (OK, pas si nouveau), PureVolume, Virb, YouTube, Unsigned et j'en passe. Une toute nouvelle réalité existe maintenant et est à la portée des tous les artistes. Avec une présence constante et beaucoup d'effort de réseautage sur ces sites. Un artiste peut rejoindre facilement son public cible et ce sans avoir à débourser un sous. C'est une mine d'or qui est à la portée de tous… À condition d'y mettre du temps et de personnaliser son réseautage.

Il faut éviter le piège de la "pensée magique". Croire que si on est un artiste, on est au-dessus de ça nous; "Faire la promotion de notre produit". Il faut cesser de croire que quelqu'un d'autre le fera à notre place ou que ça se fera tout seul et sans effort quand les gens verront "qui je suis". Nous sommes tous maître de notre destinée et nous vivons dans une période où il y a une abondance d'opportunité.

À vous d'être prêt lorsqu'une d'entre elle passera par chez vous.


Jean-Marc